LE DEVELOPPEMENT ENDOGENE, VECTEUR DE PAIX : FIL D’ARIANE DE LA PREMIERE PLENIERE DU DIALOGUE INTER-MALIENS

Au troisième jour de la phase nationale du Dialogue Inter-Maliens, la première plénière aura rempli la journée des délégués. Démarrée à 9h dans la salle des 1000 places Djéli Baba SISSOKO du CICB, cette séance, mère de toutes les séances dans un tel forum, est un moment de compte-rendu et de discussions des recommandations sorties des cinq commissions thématiques au cours des deux premiers jours.

« Nous félicitons la commission pour la qualité et la clarté du document » est la phrase courante qui revient au début des interventions des délégués demandant la parole. Une marque de politesse qui laisse place très vite à des analyses pointues assorties de propositions. « Monsieur le Président, Dioïla n’a pas de route alors que nous sommes le grenier du Mali ! » lance ce délégué de la région naturelle du « Banico », une des nouvelles régions administratives du Mali. Il est rejoint par cet autre délégué de Tombouctou pour qui « les terres arables du système Faguibine suffisent, si elles sont aménagées, à éradiquer le terrorisme dans la région ».

Le développement économique très discuté au passage de cette commission ad hoc du Dialogue Inter-Maliens est analysé par les participants au Dialogue Inter-Maliens à l’aune du développement endogène. Il est au cœur des préoccupations de nos compatriotes qui rêvent d’un Mali prospère. « Nous sommes riches certes mais nous travaillons peu. Il faut mettre les Maliens au travail ! » martèle cet autre délégué de Douentza pour qui, « le choix porté sur Ousmane Issoufi MAIGA, [président du Comité de pilotage], avec l’âge qu’il a et étant à la retraite, est le fruit du travail et de l’intégrité ». C’est la voie royale, selon lui, que tous les Maliens et les nouvelles générations doivent suivre.

Auparavant, les Commissions « Paix, Réconciliation et Cohésion sociale » et « Questions politiques et institutionnelles » sont passées au filtre des délégués qui ont enrichi leurs résultats à travers des observations et analyses avisées. « Il faut réhabiliter les héros qui sont morts pour la patrie sous les balles des rebelles et des terroristes. Il y a beaucoup de martyrs qui sont restés dans l’anonymat » revendique cet autre délégué de Kidal. Pour le Gouverneur de Nioro, qui rappelle qu’ancien combattant intégré qu’il est, il est redevable aujourd’hui de la Nation.  « La paix se construit dans les esprits par l’éducation », résume-t-il à la suite d’une longue intervention plusieurs fois applaudie.

Les commissions « Aspects sécuritaires et Défense du territoire » et « Géopolitique et environnement international » sont attendues en plénière ce jeudi, avant-dernier jour de la Phase nationale.

AS/CCOM-DIMPR/080524

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