CEREMONIE D’OUVERTURE DU DIALOGUE INTER-MALIENS : COULEURS ET EMOTIONS POUR LA PAIX

La salle des 1000 places Djeli Baba SISSOKO du CICB était toute petite pour le monde qui voulait être témoin, ce lundi 06 mai 2024, de la cérémonie d’ouverture de la phase nationale du Dialogue Inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale. Placée sous la haute présidence du Chef de l’Etat, Col. Assimi GOITA, la cérémonie a tenu toutes ses promesses.  On aurait pu dire que le tout Bamako, sinon tout le Mali voulait y être. Mais le Protocole de la République et le Comité de Pilotage ont vu juste : il faut que tout le monde participe. En plus de la salle des 1000 places, un chapiteau a été dressé dans la cour et quatre salles annexes ont été aménagées et équipées d’écrans géants.

Et si tout le monde est en place, la cérémonie peut commencer. Et elle a bien commencée, tout en couleurs et en émotions avec la belle prestation d’entrée de la troupe de la Symphonie pour la Paix, concoctée de main de maître par l’industriel culturel Mamou DAFFE, président de la fondation Festival sur le Niger et le « Black Bouddah » malien Cheick Tidiane SECK.

Cette symphonie qui a été créée en un laps de temps a été une merveille à cette cérémonie d’ouverture. Toutes les aires culturelles maliennes ont été touchées avec la prestation de jeunes artistes reflétant la diversité ethnique et culturelle du Mali, un pays de noirs et de Blancs, des savanes et des dunes, des eaux et des sables.

Les mille invités de la salle Djeli Baba SISSOKO ont culturellement et musicalement humé les effluves de la paix et de la réconciliation tel que le veut le Dialogue Inter-Maliens.

Même intervenant à la suite du mot de bienvenue de Mme le Maire de la Commune III, le Président du Comité de Pilotage du Dialogue inter-Maliens, ne pouvait bouder une si belle introduction à son discours, félicitant au passage les artistes pour leur prestation de haut niveau. « Les Maliens ont envie de parler, de se parler et de parler des problèmes qui assaillent leur Nation. Les Maliens sont conscients des enjeux du moment, veulent un apaisement général, veulent en finir avec les conflits fratricides récurrents, voire chroniques, ont envie de se réconcilier, d’être remis au travail et de construire un pays de tous les possibles » souligne le Président Ousmane Issoufi MAIGA dans son discours plusieurs fois applaudi.

Au cours des trois mois de travaux qui ont démarré au lendemain de l’installation du Comité de pilotage le 05 février dernier, l’inclusivité a été le cheval de bataille dans la stratégie de mobilisation. Ainsi les différents niveaux de ténue du Dialogue à savoir le communal, le régional, dans les Ambassades et consulats ont permis à tous les Maliens d’avoir l’opportunité de participer à la nouvelle architecture de paix pour leur pays. Ainsi dira le Président Ousmane Issoufi MAIGA, l’Université a été érigée en 21e région du Dialogue et les universitaires, de façon originale, ont contribué au débat à travers des conférences à Bamako et à Ségou. « D’ores et déjà nous pouvons nous réjouir du réel engouement et du grand intérêt de nos compatriotes pour le processus du Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale » rassure-t-il.

Le Président de la Transition a été un observateur de près et de loin, et son analyse sur le processus qu’il a initié se veut limpide : «je me réjouis de constater que la méthode imprimée au Dialogue par le Comité de Pilotage, a obéi aux exigences liées à ses enjeux, à savoir : la paix durable, l’apaisement des cœurs et la mise en place des bases d’un développement dont les fruits devraient être profitables à toutes les Maliennes et à tous les Maliens ».

Même si le Dialogue Inter-Maliens se fait sans arbitre extérieur, le Chef de l’Etat sait que le Mali a des amis avec lesquels il doit coopérer même dans la construction de la paix. « Dans ce combat historique, le Peuple malien compte d’abord sur ses propres forces. Mais il peut également compter sur l’accompagnement de partenaires sincères et sur une dynamique d’intégration réelle, portée par les peuples, qui se met en place dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel » dira-t-il avant de déclarer ouverte la phase nationale du Dialogue Inter-Maliens.

Après la cérémonie d’ouverture, les quelques six cents délégués se sont repartis dans les commissions de travail pour un conclave de cinq jours. Au soir du 10 mai prochain, leurs travaux devront aboutir à des recommandations et résolutions fortes dans le sens de la paix et de la réconciliation au Mali.

AS/CCOM-DIMPR/060524

 

 

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