LA PHASE REGIONALE DU DIALOGUE INTER-MALIENS SUR DES CHAPEAUX DE ROUE

Le Dialogue inter-Maliens a mis le turbo ce week-end avec la phase régionale, Ambassades et Consulats qui a démarré ce samedi 20 avril pour s’achever le lundi 22 avril 2024. Dans les capitales régionales, les salles ont refusé du monde tout comme dans les missions diplomatiques et consulaires où l’engouement pour l’exercice a amené à dépasser le chiffre de 50 participants requis.

« La mauvaise gouvernance, les rebellions successives de 1963 à 2012, la mauvaise gouvernance, l’inadaptation des hiérarchies sociale par rapport à l’évolution de la société, le terrorisme, le crime organisé ont détérioré le tissu social » a reconnu le Gouverneur de Koulikoro, Colonel Lamine Kapory SANOGO dans son discours d’ouverture, en présence du Président du Comité de Pilotage, Ousmane Issoufi MAIGA. Ce dernier a rappelé les enjeux de ce Dialogue qui doit aboutir à un instrument solide de construction d’une paix durable par et pour les Maliens. « Je voudrais féliciter le gouverneur de Koulikoro pour avoir accepté d’aller au-delà des quotas de participants fixés », dira-t-il.

Ces quotas ont été dépassés également à Douentza, a reconnu le Gouverneur de la Région de Douentza, qui s’est réjoui de la participation des partis politiques. « Ils ont compris que c’est le Mali qui compte », a analysé le Gouverneur Agaly Inamoud YATTARA.

Pour la bonne tenue de cette phase qui voit le Dialogue amorcer sa vitesse de croisière, le Comité de Pilotage a dépêché deux délégués dans chacune des 19 régions et six délégués dans le District de Bamako. Dans la capitale, la salle Bazouma Sissoko a refusé du monde à l’appel du Gouverneur.

« Courtoisie et confidentialité et débat direct imposent l’originalité de ce Dialogue inter-maliens » a confié à l’ORTM, l’une des délégués du Comité de Pilotage, Mme Hatouma GUIKINE.

« A Kidal, les débats sont focalisés sur la paix et la réconciliation et chaque malien de la région veut donner son avis », décrit le Gouverneur, Général El Hadji Ag GAMOU à la suite de la cérémonie d’ouverture.

« L’histoire nous interpelle ! » martèle pour sa part, à plus de mille kilomètres de Kidal, Mme DEMBELE Mariam DIARRA. « C’est nous les Maliennes et les Maliens, filles et fils de ce pays qui allons faire le Mali », poursuit-elle.

« Ce dialogue est le bienvenu pour qu’entre nous soient débattus la paix, la réconciliation dans la paix et sans rancune », renchérit à Sikasso, TRAORE Aminata KOITE, une déléguée à Sikasso.

Pour le Gouverneur de Diola, Abdallah FASKOYE, « il ne s’agit pas d’une affaire de politiciens, de société civile ; ou d’homme ou de femmes, ou autres, mais de citoyens maliens tout court. Nous avons fait appel à tout le monde y compris les chefs de services ». En un mot, comme pour le compléter, le Dialogue inter-Maliens « s’impose comme une stratégie pour de sorte de la crise multidimentionnelle que vit le Mali depuis plusieurs années », selon le Gouverneur de Ménaka, Colonel Major Amadou CAMARA.

A Taoudéni, les populations sont mobilisées pour une Dialogue inter-Maliens direct et réussi. « Mon souhait c’est de voir la population de Taoudéni à Taoudéni », lance un participant.

A l’instar de Kayes, Gao, Bandiagara, Nara, Nioro et Kita, dans toutes les autres régions, les Gouverneurs ont rappelé l’article 16 du Règlement intérieur du Dialogue qui recommande un Dialogue dans le respect, sans esprit discriminatoire ou haineux.

AS/CCOM-DIMPR/200424

 

 

 

 

 

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